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Toujours en attente du bois pour terminer le hangar, on a
donc partagé notre semaine entre le banc-test de JL et l’écorçage du bois pour
la maison de Jérôme. Alors, soyons clairs : l’écorçage c’est l’horreur. Tu
enfiles une combinaison de martien (capuche comprise) qui sent le hareng pas
ultra frais, tu mets le casque avec visière qui, de toute façon, sera recouvert
d’écorce au bout de 13 secondes et que tu passeras donc ton temps à essuyer
avec ton gant plein d’écorce itou, et puis tu karchérises pendant 3h. Chaque
boulot a son côté moins enthousiasmant. Là, je viens de faire connaissance avec
le côté obscur de la fuste. C’est vraiment le seul aspect de ce métier où il
n’y a aucune gratification à attendre, c’est un aspect purement mécanique et
monotone. Il faut compter, à la louche, un mois d’écorçage pour une maison.
Pour le reste, ce travail est toujours aussi passionnant, il y a un côté
magique à voir la construction s’élever doucement mais sûrement (enfin, on
espère). Je vous mets en-dessous un petit roman-photo de l’avancée du banc. Il
doit s’agir à l’arrivée (huhuhu) d’un banc double avec dossier au milieu. On
sait déjà qu’on a fait deux erreurs, pas importantes mais qui nous ont bien
compliqué la vie, c’était aussi le but de ce banc : s’entraîner à la
conception et réalisation d’un bouzin sans Jérôme et maniement de la
tronçonneuse pour moi. Je commence à être beaucoup plus à l’aise à la
tronçonneuse, maintenant j’arrive à faire des entailles en faisant le poirier
tout en faisant coucou avec les jambes. Plus sérieusement, c’est réellement un
sentiment super agréable d’arriver plus ou moins à réaliser ce qui était prévu
sans avoir massacré le tronc.

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