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Je vous ferais un petit point demain (jour du congé parental), tout va bien par ici, le hangar avance de nouveau très rapidement, plein de questions se posent, trouvent parfois des réponses, ouvrent souvent sur d'autres questions... On termine péniblement la partie administrative avec l'achat définitif du terrain. Ce qui ne devait être qu'une simple formalité se termine par un véritable parcours du combattant, avec un notaire et un géomètre qui rivalisent de fumisterie. Normalement on en voit le bout bientôt !
Merci infiniment pour tous vos messages de soutien, que ce soit sur ce blog ou par mail, même si je ne réponds pas toujours (à part à M6 !), ils font chauds au coeur et sont, dans les moments difficiles, une vraie source d'encouragements ! A propos de télé, il y avait hier soir un reportage chez Delarue (sic), le reportage en lui même était très intéressant même si versant souvent dans le pathos et le traitement en plateau véritabelement pitoyable. Vous pouvez trouver le témoignage de Sébastien sur sa construction sur le forum dont je vous ai mis le lien sur cette page à droite. Plus particulièrement, les dernières photos de sa construction se trouvent ici.
ps : je viens de remarquer que le blog a reçu hier soir, après la diffusion de l'émission, près de 300 visiteurs. Etonnant, non ?
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Cette semaine a donc été consacrée au solivage (entrecoupé d'écorçage du bois de la maison de Jérôme pour entretenir la forme). Sortez vos crayons et prenez une feuille blanche, interro surprise. Qu'est-ce que le solivage ? mmmmmh ? On vous l'a dit et répété, le solivage c'est ce qui soutient le plancher (ou pas) et qui fait joli quand vous sirotez une bière dans votre salon en levant la tête vers le plafond. C'est une opération assez complexe pour 3 raisons au moins :
* Il est conseillé d'être plutôt précis dans la prise de mesure pour être de niveau, histoire d'avoir un plancher relativement normal.
* Le traçage n'est vraiment pas simple, sans rapport avec le traçage habituel pour monter les murs. A titre personnel, soit je tenais le compas trop fort et je bousillais allégrement l'écartement, soit je ne tenais pas assez fort et mon traçé ressemblait à du braille. Pas simple donc.
* La coupe nécessite une très grande précision, ceci dit j'ai trouvé ça un poil moins pénible que le tracé.

Pour tailler et remonter l'ensemble il faut compter à-peu-près 2 jours si tout se passe bien (comprenez : si ce n'est pas moi qui taille tout). On devrait donc en finir avec les solivages la semaine prochaine et démarrer le mur final ! On espère remonter le hangar sur site dans 3 semaines à-peu-près, il faudra donc qu'on ait monté la grue d'ici-là...
Sinon, pas de nouvelles concernant le permis, Mme DDE étant en vacances. Elle sera de retour demain, je devrais donc pouvoir vous dire la réponse dans la journée.
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Si ça c'est pas une bonne nouvelle ! Le béton ça pue, c'est crado, ça abîme ma peau tendre et soyeuse et altère considérablement mon teint de pêche. En faisant des calculs rapides, l'économie réalisée sur l'ensemble de la dalle + les fondations est de 4000€ en faisant absolument tout soi même. En 3 semaines de travail quotidien c'est normalement faisable sans trop de soucis.

Ces 2 dernières semaines j'ai également découvert une facette importante concernant l'auto-construction. Le moindre problème extérieur au chantier proprement dit a des répercussions immédiates sur l'avancée du projet. Concrétement, nous avons eu des soucis de voiture, Jean-Luc également, Jérôme a eu à gérer son installation en tant qu'agriculteur, le tout s'est immédiatement répercuté sur la quantité de travail fournie. Je pense qu'il va falloir intégrer cette donnée dans la planning, l'auto-construction est indissociable des aléas matériels, familiaux et/ou financiers. C'est aussi pour cette raison que le blog a été en sommeil ces derniers temps, par manque de temps ou d'énergie, et parce que le chantier en lui-même avait dû passer au second plan.
Pendant ce temps...
Pendant ce temps on a continué à se voir avec la DDE ! Ben voui quand même ! Et donc le dossier est tout bien comme ils veulent, l'archi-conseil passe mardi prochain mais je n'aurais pas le bonheur de le rencontrer cette fois, ça ira merci non non j'insiste. S'il refuse encore une fois, je crois bien qu'on va rentrer dans une démarche un poil différente : Wait and see...
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Ben oui, c'est pas tout ça mais on avait un peu laissé la dalle du hangar en plan depuis 3 mois. Etant donné que Jérôme doit terminer son enclos pour ses vaches qu'il réceptionne dans 2 jours, on en profite donc pour entamer -et peut-être terminer- la grosse dadalle au Jean-Luc. On a donc fait pas mal de manutention, brouettes de graviers boueux au programme, ça change du bois. On doit commencer à couler la dalle jeudi.
Pour l'anecdote, le permis a été déposé samedi matin, avec tous les mots qui vont bien pour faire plaisir au conseil, et sans les mots qui lui font faire un ulcère.

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Hier midi en rentrant du chantier j'avais un message de Mme DDE qui m'invitait à la contacter rapidement. Je suis donc allé à la DDE en début d'après-midi pour rencontrer avec elle le directeur auquel elle avait raconté l'entretien de la veille. Là, plusieurs choses sont ressorties de ce rendez-vous, très sympathique et instructif par ailleurs :
Tout d'abord, et c'est important, l'architecte est bel et bien une enflure. Ca m'a été dit très clairement par Mme DDE et à mots plus couverts par le directeur sur le thème "L'état nous l'envoie, on ne le choisit pas". Mme DDE m'a même dit qu'après "l'entretien" avec moi il s'était comporté de manière encore plus odieuse avec des architectes venus défendre d'autre projets. C'est bien simple : il refuse tout. Bref, le directeur m'a expliqué qu'il y avait un architecte-conseil car il est estimé que c'est lui le plus à même de juger ce genre de projet vu que c'est son boulot. Ca paraît cohérent. Considérant ce point, étant donné que le directeur n'est pas architecte, il m'a dit qu'il n'avait pas de raison de passer outre son avis et que donc j'allais avoir un refus. Ceci étant dit, et précisèment parce qu'il n'est pas architecte, les raisons du refus seront mot pour mot celles données par le conseil. Et là j'ai deux possibilités :
* Le recours gracieux. Considérant que l'architecte parle de chalet alors que ce n'en est clairement pas un, j'ai selon lui de bonnes chances d'obtenir gain de cause. Le délai est le même que pour un dépôt de permis de construire. Mais la formulation de la phrase étant franchement ambigüe, rien de certain. Je peux finalement me retrouver avec un refus et 2 mois de perdus.
* Une nouvelle demande de permis dès le refus signifié, avec des changements mineurs sur lesquels on s'est entendu permettant de faire passer la pilule à l'architecte.
Le directeur me disait que c'était aussi grâce aux recours que l'on pouvait faire avancer les choses. Par ailleurs, on a étudié le dossier ensemble, pour lui c'est une maison de type classique qui s'insère tout à fait dans ce qui se fait en Ariège. Il trouve aussi que les propositions que nous avons faites (pas de croisés et queue d'aronde) sont un excellent compromis qui lui convient complètement. Mais je vais sans doute privilégier une dernière fois la "voie normale" en retravaillant la forme du dossier pour que Môssieur l'architecte ait l'impression d'être the winner. Après seulement je le suspenderais à la grue.
Car OUI !! On a acheté une grue les potos ! Je vous raconte pas le stress pour la descendre du camion. Je vous passe les détails mais on a passé 1h30 avec un manitou pour la descendre du camion. Ca courait un peu dans tous les sens, Jean-Luc avec ses sangles, Jérôme et moi avec nos cales et le chauffeur avec sa bible. Finalement elle est arrivée à bon port, ne reste plus qu'à la monter.

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Lui : "Vous êtes le rendez-vous de 10h ?"
Moi : "Oui. Bonjour."
Lui : "Mr bip, architecte. Asseyez-vous. Je vous écoute"
Moi : Je voudrais comprendre pour quelles raisons vous avez donné un avis défavorable".
Lui : "Tout est écrit. Je refuse les croisés..."
Moi : "Mais ça ne croise pas !"
Lui : "Mais si ça croise"
Moi : "Mais non !"
Lui : "..."
Mme DDE (venue me soutenir) : "Non non ça ne croise pas"
Lui : "..."
Moi : "..."
Lui : "Je ne veux pas de chalet et c'est bien ce que vous voulez faire"
Moi : "Mais c'est pas un chalet !"
Lui : "Excusez-moi mais c'est moi l'architecte, je connais le métier"
Moi : "Ah ben ça c'est sûr je ne suis pas architecte, dans ces cas-là c'était pas la peine de me recevoir"
Lui : "Vous avez une contre-proposition ?"
Moi : "Mais non j'en ai pas puisque le dossier que vous avez a déjà été modifié plusieurs sur l'avis de Mme DDE qui, au final, m'a donné le feu vert pour vous le présenter !"
Lui : "Vous avez eu l'avis de la DDE. Mais ce n'est pas le mien"
Moi : "Mais puisque je ne croise pas les bois, puisque j'équarris les rondins pour que ce soit plat en façade, quel est le problème par rapport à un bardage qui sera accepté et qui présentera le même aspect visuel ? "
Lui : "Je ne vous parle pas de visuel mais de spatial. Je ne vous demande pas de faire en sorte que ça ressemble et de bidouiller pour que ça passe. Je suis architecte, c'est mon métier et je vois bien que ça c'est un chalet"
Moi : "Bon, bah là je crois qu'on a fait le tour"
Mme DDE : "Peut-être qu'on peut trouver une solution".
Lui (se levant): "Réfléchissez au projet un peu, c'est ce que je vous demande".
Moi : "Ca fait deux ans que j'y réfléchis"
Voilà. Je suis parti aussitôt sans lui dire au-revoir, pas capable de faire preuve de politesse sur ce coup-là. L'entretien a duré environ 7-8 minutes, c'était souvent franchement ubuesque et constamment révoltant. Une morgue incroyable, de la suffisance à revendre. Me reviennent en mémoire les propos de l'architecte avec qui on travaille qui m'avait dit "en tant que prof il est insupportable et prétentieux. Mais je crois qu'en tant que conseil ça va mieux vu qu'il est évident qu'il domine le client." Je n'avais pas fais très attention sur le coup, ça m'est revenu ce midi. Mme DDE était entre deux feux, j'ai vraiment apprécié qu'elle se déplace même si elle n'a servi à rien.
Gros coup de pompe aujourd'hui mais ça repartira demain !
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... et je vais partir à la grande ville rencontrer l'architecte-conseil. Vous dire que j'ai le bide un peu tendu est en-dessous de la vérité. J'essaierai de vous tenir au courant dans la journée.
Taîaut !
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"Si la construction en bois est encouragée en Ariège, l'architecture en madriers et rondins, évoquant les chalets, n'est pas souhaitée".
Question : comment construire une maison en bois sans madriers ni rondins ?
J'ai bien une idée de ce que ce c%* de conseil va me dire lorsque je vais gentiment aller faire la carpette dans son bureau : "Mais si vous pouvez faire une maison en bois ! Vous la faites en brique puis bardage bois !". Ce qui, vous en conviendrez, est une drôle de manière d'encourager la construction de maison en bois. Sachant que deux permis ont été délivrés pour des maisons en madriers ici-même, que ces maisons sont habitées depuis 2 ans, que l'une l'est par un politique influent de la région, que les bois se croisent sans complexe dans ces maisons, comment justifier tout ça à une personne qui a fait l'effort de rencontrer une dizaine de fois la DDE et de céder à toutes les exigences même lorsqu'elles allaient bien au-delà de ce que la loi impose ? Concrétement on ne peut pas proposer plus que ce qu'on a proposé (et qui avait été accepté officieusement). J'attends de rencontrer l'omnipotent conseil, je me demande bien comment il va justifier les contradictions. En attendant on l'a dans l'os.
Sentiment de s'être fait roulé dans la farine bien comme il faut. Les gens d'ici nous disaient qu'il fallait déposer un permis tout con puis faire ce qu'on voulait... C'est compliqué quand tu veux faire les choses dans la légalité.
Je n'ai même pas pu me défouler sur la personne de la DDE, elle me disait juste "je comprends pas, je comprends pas..."
Cet am je vais aller faire du karcher ça va me faire du bien. Ou de la tronçonneuse chez le conseil, à voir...
Précision : la DDE n'est pas directement responsable, si ce n'est qu'elle se "défausse" un peu sur l'archi-conseil. Le problème c'est plutôt que je soupçonne le conseil d'avoir déboulé de Paris, d'avoir eu 50 dossiers à traiter dans sa journée, d'avoir lui le mot "rondin" et de n'être pas allé plus loin. Car s'il regarde les plans et lit les précisions, comment peut-il même seulement parler de chalet ?
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... n'a toujours pas donné sa réponse. Tout ce qu'on a pu nous dire c'est "qu'il y a eu beaucoup de refus". Sic. Beaucoup de stress finalement en attendant la réponse qui devrait intervenir dans les 2-3 jours. Même si, raisonnablement, ayant satisfait à toutes les exigences soumises, je vois mal ce qui pourrait poser problème, de l'avis-même de la personne responsable des permis...
Vendredi dernier nous avons posé un tronc final au-dessus de ce qui sera l'entrée du hangar, je vous mets le petit descriptif ci-dessous !
Croisez les doigts les aminches !

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Toujours en attente du bois de JL, Maître Corback sur son Karcher perché écorçait du bois velu. Vous pouvez avoir un aperçu ci-dessous de ce à quoi ressemble l'histoire. C'est looooooong. Et mouillé aussi. Depuis que j'ai démarré, j'ai fais une petite dizaine de rondins en 4 après-midi, c'est le tarif d'après Jérôme.
Pendant ce temps, on continue les démarches administratives, hier nous avons signé définitivement le contrat pour le prêt : 130.000€ achat du terrain compris, ça fout les jetons quand même... Je peux m'acheter 1625 pantalons anti-coupures, 162500 chocolatines, 32 Dodges, 18 grues... Sinon, je continue les entretiens avec Mme DDE pour expliquer et réexpliquer, détailler, ajuster... C'est pénible mais on commence à y croire. Pour les connaisseurs, nous allons donc faire la maison en queue d'aronde, méthode plus longue et plus complexe mais qui permet de ne pas avoir de croisés de bois, systématiquement refusés par la DDE. On abandonne donc (ouf) les poteaux façon hangar de JL. On aura une idée plus précise de l'acceptation ou du refus la semaine prochaine, l'architecte-conseil se déplaçant en Ariège... Serrez les fesses avec nous mes Frères !

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Toujours en attente du bois pour terminer le hangar, on a
donc partagé notre semaine entre le banc-test de JL et l’écorçage du bois pour
la maison de Jérôme. Alors, soyons clairs : l’écorçage c’est l’horreur. Tu
enfiles une combinaison de martien (capuche comprise) qui sent le hareng pas
ultra frais, tu mets le casque avec visière qui, de toute façon, sera recouvert
d’écorce au bout de 13 secondes et que tu passeras donc ton temps à essuyer
avec ton gant plein d’écorce itou, et puis tu karchérises pendant 3h. Chaque
boulot a son côté moins enthousiasmant. Là, je viens de faire connaissance avec
le côté obscur de la fuste. C’est vraiment le seul aspect de ce métier où il
n’y a aucune gratification à attendre, c’est un aspect purement mécanique et
monotone. Il faut compter, à la louche, un mois d’écorçage pour une maison.
Pour le reste, ce travail est toujours aussi passionnant, il y a un côté
magique à voir la construction s’élever doucement mais sûrement (enfin, on
espère). Je vous mets en-dessous un petit roman-photo de l’avancée du banc. Il
doit s’agir à l’arrivée (huhuhu) d’un banc double avec dossier au milieu. On
sait déjà qu’on a fait deux erreurs, pas importantes mais qui nous ont bien
compliqué la vie, c’était aussi le but de ce banc : s’entraîner à la
conception et réalisation d’un bouzin sans Jérôme et maniement de la
tronçonneuse pour moi. Je commence à être beaucoup plus à l’aise à la
tronçonneuse, maintenant j’arrive à faire des entailles en faisant le poirier
tout en faisant coucou avec les jambes. Plus sérieusement, c’est réellement un
sentiment super agréable d’arriver plus ou moins à réaliser ce qui était prévu
sans avoir massacré le tronc.

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A part un lundi frisquet et
humide, cette semaine a eu des allures de semaine idéale, tant au niveau du
temps que de l’absence de boulette notable. Le hangar a bien monté, on ne va
pas tarder à arriver au solivage. Le bois commençant à manquer il a fallu en
recommander une fournée, du coup on attend une livraison pour dans 10 jours
à-peu-près. En attendant, on va continuer tranquillement ce qu’on peut faire
sur le hangar et … m’initier à la tronçonneuse. Youpi.
On a donc ramené un peu de bois sur le terrain de JL pour y faire un double banc, normalement avec dossier au milieu des deux banquettes. Je dis "normalement" parce que n'oubliez pas que c'est moi qui tronçonne. On a démarré hier après-midi. Tout ce que je peux vous dire, c'est que Jean-Luc et Nadine ont passé un très bon moment, les zygomatiques ont tourné à plein régime. Bon. Malgrè tout, j'ai gagné en aisance avec la bestiole. Ca ne garantit aucunement une belle coupe mais c'est déjà un progrès sensible qui doit me permettre très vite de me focaliser sur la coupe elle-même. Je vous confirme en tous cas mon pressentiment : c'est bien avec la tronçonneuse que je vais galérer le plus.

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Ayé. Notre demande de permis de construire a officiellement démarré son périple administratif hier à 16h30. Si tout va bien, touchons du rondin mes Frères, dans deux mois il en ressortira usé, vieilli et fatigué mais avec la bénédiction de Deus DDE. Il faudra probablement demander un modificatif plus tard pour des changements mineurs dûs à l'utilisation de ces foutus poteaux mais ça ne devrait pas poser de problèmes. Vu qu'on a pris la peine d'échanger avec la DDE et de se conformer à leurs "conseils" on espère bien avoir une réponse avant les deux mois légaux mais on ne mise pas trop dessus quand même. A partir de maintenant, il faut que je me fasse un chtiot planning de ce qui doit être réalisé dans l'ordre avant que la Fuste ne soit terminée : tout ce qui concerne la viabilisation en gros, fondation, dalle etc. Il va falloir être carré et démarrer tout ça en plus de la fuste dès que la terrain sera acheté définitivement.
Sur le chantier lui-même, ça avance rapidement en ce moment, je m'attrape de bonnes suées avec la grue, j'en fais même des rèves la nuit. Toujours pas d'utilisation de la tronçonneuse, je me contente de la recharger en essence et huile (sans mettre de l'essence dans l'huile et vice-versa, ce qui me paraît déjà pas mal en toute modestie) et de la reposer d'un air détaché. Touchons du copeau mes Frères, je crois qu'ils n'ont rien remarqué.
Quelques photos du hangar prises ce matin.

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Venant
au beau milieu de tracasseries en tous genre avec Mme DDE ça fait
plaisir. On va maintenant pouvoir acheter des grues et des Dodge en
pagaille, si c'est pas une bonne nouvelle ça !
Sinon, les deux poteaux suivants ont été placés cette semaine, c'est une partie fastidieuse de la construction. Une fois les poteaux placés ça avance nettement plus vite, jusqu'au prochain poteau en fait. Je commence à me sentir plus utile sur le chantier, à part lorsqu'il faut tronçonner où j'essaie de me faire oublier. Il va falloir que je me force dans les jours qui viennent sans ça je vais me faire repérer.
Au niveau de l'administratif on a faillit déposer le permis samedi dernier. Mais après entretien avec Mme DDE, il faut qu'on trouve une solution pour coller à leurs exigences. Ils ne veulent pas de rondins visibles donc il va falloir que l'on surface les façades (pour que ça ait une apparence madriers). Ils ne veulent pas non plus que les bois se croisent, ce qui veut dire qu'il va sans doute falloir qu'on fasse le système des poteaux, plus long et plus pénible. Bien sûr ce n'est pas l'idéal souhaité pour nous, mais si ça passe comme ça ce sera quand même une petite victoire. Et puis c'est mieux que de la brique, non ?
Pour les sans-coeurs qui voulaient une photo du Dodge de JL, régalez-vous c'est en-dessous !

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Ayé. J'ai terminé ma première semaine sur le chantier. Pas mal de stress parfois dans le maniement de tous les outils mais, au final, je sens que ça commence à venir, je me sens un peu moins paumé sur le chantier.
Le début de semaine n'a pas été facile vu que j'ai passé beaucoup de temps à m'entraîner à la tronçonneuse. Je crois que ce sera le plus difficile pour moi, JL m'a donc proposé qu'on construise un banc tranquillement chez lui pour que je prenne un peu plus de repères avec l'engin. J'ai donc laissé la tronçonneuse de côté pour poncer, tracer, déplacer les troncs, bisaiguer (je prendrais quelques photos au fur et à mesure pour vous montrer en quoi ça consiste concrétement), faire les niveaux... Globalement ça avance, je prends mes marques. Grosse pression avec l'utilisation de la grue, un peu peur de la déplacer franchement au début et d'aller cogner le tronc balladeur n'importe où.
Hier il y a eu un "petit" souci. Derrière le pied de la grue il y a à-peu-près 10 tonnes de béton qui servent à "asseoir" la grue et à faire contrepoids. Jean-Luc avait garé son dodge dans le périmètre d'action de ce contrepoids. Erreur. Tout à l'aise que je commençais à être avec la grue, ni une ni deux je te la déplace fissa pour aller chercher le chtiot tronc qui m'attendait à l'autre bout du chantier. Erreur itou. Le temps que je m'aperçoive qu'il allait y avoir rencontre fortuite entre le Dodge et la grue sus-mentionnée, l'inertie de la grue a fait le reste. Il y a donc eu embrassade passionnée entre la portière et les 10 tonnes du contrepoids. Youpla. La portière fonctionne encore mais, comment dire, au niveau esthétique c'est moins joli. On a donc décidé que j'étais un gros naze de ne pas avoir vérifié qu'il n'y avait pas un autre gros naze qui s'était garé tranquillou au pied de la grue.
Je suis donc de corvée de chocolatines lundi matin. Oui, quand il y a boulette il y a chocolatines et croissants le lendemain. Jérôme m'a exempté de chocolatines pour ma première semaine. Pour m'éviter de racheter la boulangerie m'a-t-il dit.
Sinon, c'est quand même beaucoup de bonheur de travailler sur ce chantier. C'est agréable de travailler du bois, d'apprendre dans la bonne humeur et d'avoir un résultat concret.
Je vous mets une petite photo du hangar, on a un peu avancé depuis, on en est rendu aux poteaux du milieu. Ce week-end je vais apprendre à faire de l'enduit chez un copain. A bientôt les aminches !

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Vendredi dernier c'était donc mon dépucelage officiel sur le chantier. Au rayon des boulettes, j'ai choisi d'en commettre trois au total. L'ennui c'est qu'elles l'ont été en moins de 5 minutes. D'un autre côté c'était un bon moyen de tester la patience de Jérôme. Test réussi. Je venais de poncer pendant une dizaine de minutes, jusque-là tout se passait à-peu-près correctement. Puis, Jérôme m'a demandé de venir tracer avec lui. Le traçage en question se faisait à l'aide d'un compas dont chaque extrémité se termine par un crayon. Notez-le, c'est important pour la suite. Jérôme avait donc réglé le compas sur l'écart qui devait nous servir pour chaque traçage du tronc, du coup il ne fallait surtout pas changer ledit écart. Pour mon premier essai, tendu comme un string, j'appuyai un chouilla trop fort et bazardais comme il se doit le joli écart. "Bouge pas" me dit Jérôme en descendant de l'échelle pour refaire l'écart. Pour mon deuxième essai, j'y allais mollo mais ce P*%"@ de crayon glissait à chaque fois. Du coup j'ai appuyé un peu plus fort. Et j'ai bazardé l'écart. "Bouge pas" me dit Jérôme en redescendant etc. Pour mon troisième essai, je choisis donc la tactique de concentrer mes efforts sur la mine pour qu'elle ne bouge pas et, ainsi, ne pas toucher à l'écart. Ca a super bien marché, l'écart n'a pas bougé mais la mine a volé en éclat sur le champ. Jérôme, àprès un petit moment où on sentait bien que s'il n'avait pas été lui-même sur une échelle il aurait volontier tenté une prise de judo en plein air, me dit "Bouge pas", tout en redescendant etc. Pour la petite histoire, en fin de journée j'apprendrais que Jérôme avait vu trop juste pour l'écart et qu'il avait donc dû refaire les traçages. Sinon, le hangar de JL est donc à moitié terminé. JL & Jérôme ont choisi une technique un peu particulière pour le réaliser, sensiblement plus compliquée et plus longue que celle qu'on utilisera pour nos maisons. En gros, il y a 6 poteaux avec une entaille sur toute la longueur (feuillure) dans laquelle les rondins sont encastrés : principe tenon-mortaise.
Voici quelques vues du hangar tel qu'il est à environ mi-chantier :
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Aujourd'hui c'est relâche pour cause de greluchon à gérer ainsi qu'une greluche gastro-isée. On a réussi à obtenir 3 jours complets à la garderie pour Joshua, j'arriverais donc à passer 3 jours + 2 matinées par semaine sur le chantier.
Les rangées de parpaings de la dalle de JL sont donc montées, les 2 derniers jours ont été plutôt efficaces. Même si la maçonnerie n'a pas grand chose d'excitant, notamment pour feu-mon-dos, c'est quand même bien sympathique d'avoir le résultat concret en fin de journée qui semble tenir droit. Comme il n'y a pas d'urgence, je pense qu'on terminera la dalle dans les semaines qui viennent tranquillement. Demain ça va swinguer : je démarre sur le chantier Fuste pour le hangar de JL ! J'essaierais de vous raconter ça ce week-end. En attendant, voici deux exemples de fuste (intérieur et extérieur) pour ceux qui ne voient pas à quoi ça ressemble.
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Pourquoi ce blog ? A part le fait que nous le valons bien, l'idée est de suivre pas-à-pas les pérégrinations de deux neuneus totalement incultes en matière d'auto-construction, hormis la lecture plus ou moins assidue de piles entières de "Maison Ecologique". On va donc essayer de consigner sur ce blog les difficultés rencontrées, les avancées significatives, en gros tout ce qui nous passe par la tête au fil de l'avancée du bouzin. Je ne sais pas encore quelle forme prendra ce blog, si Sara (Maman Neuneu) y participera activement ou si votre serviteur (Papa Neuneu) en sera le principal contributeur. Bonne lecture !
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Le compromis de vente a été signé le 14 Décembre 2007, date de l'obtention du CU également. La vente effective se fera au plus tard le 15 Avril. Cette semaine j'ai donc essayé d'obtenir différents devis pour Monsieur le banquier, j'espère que ce sera plié dans la semaine. Les plans ne sont toujours pas bouclés, c'est pas simple et ça devient un peu urgent, l'objectif est de les déposer avant la fin du mois. Comme Jérôme est en vacances, cette semaine j'ai travaillé avec Jean-Luc. Objectif : réaliser la dalle de son hangar. On avait fait les fondations il y a 2-3 mois. J'ai donc découvert les joies de la maçonnerie façon Jean-Luc. Sa devise : "C'est bon ou c'est faux". Comprenez : soit c'est parfaitement de niveau soit tu recommences. Autant vous dire que j'ai recommencé un certain nombre de fois. Ma première rangée de parpaings s'étant soldée par un bon centimètre de décalage entre le départ et l'arrivée j'ai attrapé quelques suées pour la suite des opérations.
Mais j'ai eu droit à un "ta rangée est parfaite" le jeudi après-midi : extase garanti.
Sa méthode est extrêmement exigente mais, finalement, je pense que c'est l'idéal pour apprendre. Et puis c'est rassurant. Si le temps le permet on continue cette semaine et je devrais faire mes premiers pas sur le chantier Fuste en fin de semaine pour continuer le hangar de JL.
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